Vous avez l’impression d’entendre moins bien ? Chercher à mieux entendre, c’est surtout mieux comprendre la parole et retrouver du confort au quotidien, notamment quand il y a du bruit de fond. La bonne démarche est simple : faire un test auditif pour évaluer votre capacité auditive, puis mettre en place des solutions adaptées (prévention, bouchons de protection, appareil auditif) pour améliorer le quotidien.
Comment améliorer son audition ?
Mieux comprendre commence par deux étapes : repérer la gêne et agir tôt.
Sans vous auto-diagnostiquer, prenez simplement un moment pour vous poser 3 questions simples :
La gêne auditive revient-elle souvent ou seulement dans certains contextes (repas, restaurant) ?
Votre acuité auditive a-t-elle changé depuis quelques mois ?
Évitez-vous certaines situations (réunions, téléphone, repas en groupe) parce que suivre une conversation demande trop d’effort ?
L’idée est de repérer si la gêne est passagère ou si un possible déficit auditif s’installe, pour agir au bon moment.
Avant toute solution technique, certains réflexes simples facilitent nettement l’écoute :
Se placer face à son interlocuteur.
Lui demander de parler distinctement sans crier ni tourner la tête.
Choisir un endroit plus calme pour une discussion.
Limiter les sons parasites (comme la télévision en fond).
Si la gêne se répète, la meilleure solution est de faire le point : un bilan auditif permet d’évaluer votre acuité auditive, de repérer une éventuelle déficience auditive et d’orienter la suite de façon adaptée.
Quels sont les appareils auditifs disponibles ?
Aujourd’hui, il existe plusieurs appareils auditifs. Le bon choix dépend de votre niveau d’audition, de votre mode de vie et de vos attentes au quotidien (échanges en petit comité ou en groupe, au restaurant, en réunion, au téléphone, lors du visionnage de la télévision, en sortie ou dans le cadre professionnel…). L’objectif est d’identifier la solution la plus adaptée, confortable et la plus simple à utiliser, puis de l’ajuster finement avec un audioprothésiste.
On distingue généralement trois grands modèles d’aide auditive :
Le contour d’oreille (BTE)
C’est un appareil placé derrière l’oreille. Il est souvent apprécié pour sa robustesse et sa facilité de manipulation. Selon la situation, il peut convenir à des pertes plus marquées, tout en restant confortable au quotidien.Le mini contour d’oreille (RIC)
Très répandu, ce modèle se place aussi derrière l’oreille, avec un petit écouteur dans le conduit auditif. C’est souvent un bon compromis entre discrétion, confort et qualité d’écoute.L’intra-auriculaire (CIC)
Il se loge directement dans l’oreille. Il peut être discret, mais il n’est pas adapté à toutes les morphologies, ni à toutes les pertes auditives. Le confort dépend beaucoup de l’anatomie de l’oreille et du besoin auditif.
Côté innovations, certaines options font une vraie différence au quotidien : intelligence artificielle pour une meilleure gestion du bruit ambiant, des aides auditives rechargeables, une connexion directe au smartphone et à la télévision.
A noter : Le choix du meilleur appareil auditif dépend avant tout de la qualité de son adaptation par l’audioprothésiste. Quel que soit le modèle, l’enjeu est de trouver le juste équilibre entre la technologie et les capacités auditives de chacun, afin de répondre efficacement aux différentes situations de la vie quotidienne.
Cas particulier : les implants auditifs à conduction osseuse
Dans certaines situations (trouble de l’oreille externe ou de l’oreille moyenne), un appareil auditif à conduction osseuse peut être proposée : elle contourne les parties de l’oreille qui dysfonctionnent et transmet le son vers l’oreille interne par vibration à travers l’os.
Comment fonctionne un test auditif ?
Un test auditif sert à faire le point sur votre audition et à comprendre ce qui explique votre gêne. Dans un centre auditif, il s’inscrit souvent dans une évaluation complète, appelée bilan auditif. L’objectif est simple : savoir où vous en êtes, puis décider de la meilleure suite pour vous.
Les étapes, en pratique
Un temps d’échange pour comprendre votre situation
Vous décrivez ce qui vous gêne au quotidien (conversation, téléphone, TV, fatigue d’écoute, acouphènes…). Ces informations aident l’audioprothésiste à cibler les tests et à interpréter les résultats.Un examen de l’oreille (otoscopie)
L’audioprothésiste regarde le conduit auditif et le tympan. Cela permet par exemple d’identifier une cause fréquente comme un bouchon de cérumen, ou de repérer un élément qui justifie un avis médical plus poussé.Des tests pour évaluer votre audition
Deux types de tests complémentaires peuvent être réalisés, un test tonal et un test de compréhension de la parole dans un contexte calme et le cas échéant, bruyant.Des résultats expliqués simplement
À la fin, on vous explique si l’on retrouve une déficience auditive et ce que cela implique. Selon les résultats, l’audioprothésiste peut proposer des conseils immédiats, un accompagnement, et recommander un avis ORL si nécessaire avant toute prise en charge.
Quels sont les signes de la surdité ?
Avant de faire un test auditif, certains signes s’installent progressivement ce qui rend la compréhension de la parole moins claire en particulier quand il y a du bruit de fond.
Vous pouvez suspecter un trouble de l’audition si vous vous reconnaissez dans plusieurs situations :
Vous comprenez moins bien la parole, surtout en groupe ou avec du bruit de fond : vous faites répéter, vous confondez certains mots.
Vous augmentez le volume (TV, téléphone, écouteurs) ou vous vous rapprochez naturellement pour mieux suivre.
Vous fatiguez plus vite : suivre une conversation vous demande plus d’effort qu’avant.
Vous entendez des sons, mais la parole manque de clarté : certaines consonnes passent moins bien, ce qui gêne la compréhension.
Un acouphène (sifflement, bourdonnement) apparaît ou devient gênant.
Votre entourage remarque un changement : vous répondez à côté, vous parlez plus fort, vous semblez moins à l’aise en discussion.
On peut entendre moins bien d’une oreille, ou avoir une baisse partielle des deux oreilles. Dans tous les cas, ce qui est important à prendre en compte, c’est l’impact au quotidien et une bonne prise en charge.
Comment prendre soin de son audition ?
Prendre soin de son audition, c’est surtout agir sur ce qui l’endommage au quotidien et adopter quelques réflexes simples. La prévention est utile à tout âge, que l’on ait déjà une gêne ou non.
Quelques conseils faciles à appliquer :
Baisser le niveau sonore dès que vous en avez la possibilité (TV, musique, voiture).
Prendre des pauses dans le calme, surtout après un moment bruyant.
S’éloigner de la source principale de bruit (se décaler d’une enceinte, d’un outil, d’une machine).
Utiliser une protection auditive dans les environnements bruyants (jardinage, concert, bricolage, cinéma...)
Ces petits ajustements diminuent la fatigue et protègent votre audition dans le temps.
Quels sont les traitements pour remédier à la surdité ?
Un déficit auditif peut avoir des origines très différentes (âge, maladies,...). C’est pour cela qu’un bilan médical ORL est nécessaire. Lorsque la cause est identifiée, le médecin peut proposer un traitement adapté, par exemple :
Un médicament si la situation le justifie (inflammation, infection, autre cause médicale).
Une chirurgie dans certains cas, notamment quand un problème mécanique empêche le son de bien circuler.
Une aide auditive conventionnelle ou implant auditif à conduction osseuse, adapté pour améliorer la compréhension et réduire la fatigue.
Un implant cochléaire pour les cas de surdité profonde si les appareils auditifs n’apportent pas assez de bénéfice au patient.
Comment choisir un audioprothésiste ?
L’audioprothésiste vous accompagne dans la compréhension de votre gêne auditive, puis dans le choix, la mise en place et l’ajustement régulier de la solution auditive la plus adaptée. Choisir le meilleur audioprothésiste, c’est trouver celui qui vous apporte un vrai conseil, un projet thérapeutique clair et un accompagnement régulier.
Dès le premier rendez-vous, vous devez vous sentir compris. En général, cela se voit aux questions posées : on s’intéresse à votre quotidien, à ce qui vous gêne le plus.
Par exemple :
Dans quelles situations est-ce le plus difficile pour vous ?
Est-ce que votre gêne est surtout liée au bruit, au téléphone, aux réunions, à la télévision ?
Qu’attendez-vous en premier : confort, compréhension, discrétion, simplicité d’utilisation ?
Vous devez ressortir avec une vision claire et comprendre ce que l’on vous propose. N’hésitez pas à poser des questions :
Quelles sont les options possibles et pourquoi on vous conseille tel modèle.
Ce qui est inclus dans la prestation (réglages, contrôles, entretien).
Ce qui relève de la prise en charge et ce qui pourrait rester à payer.
Une solution auditive se règle et s’apprivoise. Ce n’est pas un déclic instantané. Un bon suivi, c’est aussi ce qui permet de rester motivé et de progresser sans se décourager.
Alliance Audition met en avant des valeurs d’innovation, d’expertise et de bienveillance, et propose différents services autour du test, des solutions auditives et des protections. Si vous avez un doute, le plus simple est de commencer par faire le point avec un test auditif en centre, puis d’échanger sur les options adaptées à votre situation.
Au final, mieux entendre au quotidien ne repose pas sur une solution unique, mais sur une démarche simple : protéger ce qui peut l’être, et agir tôt quand une gêne s’installe. Réduire l’exposition au bruit, faire des pauses sonores et utiliser une protection auditive dans les environnements bruyants sont déjà des réflexes très utiles. Si malgré tout vous vous reconnaissez dans certains signes (difficulté en bruit de fond, fatigue, acouphène, perte auditive), un bilan auditif complet permet de faire le point sereinement. Ensuite, la prise en charge se construit au cas par cas, avec des solutions comme l’aide auditive ou l’implant auditif (conduction osseuse ou cochléaire), et un accompagnement dans le temps.
Si vous hésitez, commencer par un test auditif en centre est souvent le premier pas le plus simple.
Article rédigé parThibault Esteves Da Torre.
FAQ – Mieux entendre : questions fréquentes
1) Pourquoi j’entends, mais je ne comprends pas bien ce qu’on me dit ?
C’est très fréquent : on peut percevoir des sons, mais avoir du mal à comprendre la parole, surtout dans un environnement bruyant. Certains sons (souvent les consonnes) deviennent moins nets quand l’acuité auditive baisse. La fatigue, la distance, ou des bruits de fond compliquent encore les choses. Un test auditif permet de faire le point et de vérifier si cela correspond à un déficit auditif ou à une autre cause.
2) Pourquoi j’entends moins bien dans le bruit ?
Dans un environnement bruyant, votre oreille, puis le cerveau doivent trier les informations sonores. Si votre capacité auditive diminue, ce tri devient plus difficile, même si vous entendez encore bien en tête-à-tête. Quelques réflexes aident : se mettre face à l’interlocuteur, choisir une place plus calme, réduire les sons parasites. Si la gêne se répète, un bilan auditif aide à comprendre ce qui se passe.
3) Comment se passe un test auditif et combien de temps ça prend ?
Un test auditif est simple. En général, il comprend un échange sur votre situation actuelle, vos difficultés, un examen de l’oreille, puis des tests pour évaluer l’audition et la compréhension. Comptez souvent autour de 20 à 30 minutes selon l’évaluation réalisée. À la fin, on vous explique les résultats et la suite possible : conseils, suivi, prise en charge, ou orientation ORL si nécessaire.
4) Qu’est-ce qui peut expliquer une perte auditive : oreille moyenne, oreille interne, nerf auditif ?
Le son est véhiculé par l’oreille externe (pavillon) jusqu’à l’oreille moyenne (tympan et osselets), puis transmis à l’oreille interne, qui le transforme en signaux électriques, envoyés au cerveau via le nerf auditif. Une gêne peut venir d’un problème de transmission du son (maladie de l’oreille externe ou moyenne) ou d’un problème lié à l’oreille interne et au nerf auditif. Le bilan auditif aide à orienter, mais le diagnostic médical revient au médecin ORL.
5) Dans quels cas parle-t-on de conduction osseuse ?
La conduction osseuse est une solution proposée dans certaines situations, notamment quand le son passe mal par l’oreille externe ou l’oreille moyenne. Au lieu de transmettre le son de manière classique, elle utilise la transmission du son par la vibration des os du crâne pour amener l’information sonore vers l’oreille interne. C’est une option à discuter au cas par cas avec un professionnel tel que votre audioprothésiste..
6) Quand un implant cochléaire peut-il être envisagé ?
Un implant cochléaire peut être proposé dans certains cas de surdité sévère à profonde, quand les appareils auditifs n’apportent pas assez de bénéfices. Sa mise en place se fait par chirurgie, après une évaluation spécialisée, et nécessite ensuite un suivi et une rééducation. Ce n’est pas une solution systématique : c’est une prise en charge réservée à des indications précises.
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