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Les différents types d'appareils auditifs

Implants auditifs : solutions avancées pour restaurer l’audition

Lorsque les prothèses auditives conventionnelles ne suffisent plus à restaurer l'audition, notamment en cas de surdité profonde, de malformations anatomiques ou d'infections chroniques de l'oreille, les implants auditifs représentent une solution médicale avancée pour le traitement de la surdité.

Ces dispositifs permettent de contourner les limitations des appareils auditifs traditionnels en transmettant le son directement à l'oreille interne, soit par conduction osseuse, soit par stimulation électrique du nerf auditif. Qu'il s'agisse d'une surdité de transmission, d'une surdité mixte ou d'une surdité neurosensorielle sévère à profonde, différents types d'implants auditifs existent pour répondre aux besoins spécifiques de chaque patient et améliorer la qualité de vie.

Découvrez comment fonctionnent ces technologies, à qui elles s'adressent, et comment bénéficier de ces solutions qui transforment la vie de milliers de personnes atteintes d’une déficience auditive.


Qu'est-ce qu'un implant auditif ?

Un implant auditif est un dispositif médical conçu pour restaurer l’audition lorsque les aides auditives conventionnelles ne sont plus capables de vous corriger de manière efficace

Par exemple une malformation du pavillon et.ou du conduit auditif, pour des infections chroniques de l’oreille, ou encore une surdité neurosensorielle sans bénéfice de l’appareillage auditif.

Contrairement aux appareils auditifs qui amplifient la perception des sons et le retransmettent via le conduit auditif externe, les implants transmettent le son par conduction osseuse - le son étant transmis en temps réel à l’oreille interne par la vibration de l’os qui l’entoure et.ou en mettant en mouvement la chaîne ossiculaire - ou par stimulation électrique en stimulant directement le nerf auditif par un ensemble d’électrodes.

Quels sont les types d’implants auditifs ?

Il existe quatre types d’implants auditifs. Le médecin ORL détermine, en fonction de l’indication médicale, du type et du degré de surdité, ainsi que d’éventuelles contraintes anatomiques et/ou physiologiques, lequel de ces dispositifs disponibles est le plus adapté à chaque patient.

Ces quatre solutions proposées sont les suivantes :

  • Les systèmes à conduction osseuse

    Comme par exemple le modèle BAHA de la marque Cochlear ou Ponto de la marque Oticon ou encore AdHear de la marque MED-EL, appelés parfois implants à ancrage osseux, sont des dispositifs médicaux composés d’un processeur externe qui transforme le son perçu par les microphones en vibrations mécaniques.

    Celles-ci sont transmises à la cochlée soit via un élément rigide reposant sur la mastoïde, l’os situé derrière l’oreille, soit par un pilier en titane transcutané fixé chirurgicalement à cet os.

  • Les implants à conduction osseuse

    Comme par exemple le modèle Osia de la marque Cochlear et Samba 2/Bonebridge de la marque MED-EL sont également composés d’un processeur externe qui transforme les ondes sonores en vibrations mécaniques.

    Contrairement aux systèmes à conduction osseuse, ces vibrations sont transmises à la cochlée via un implant sous-cutané invisible, fixé chirurgicalement sur l’os, en arrière et au-dessus du pavillon de l’oreille.

  • L’implant d’oreille moyenne

    Comme par exemple le modèle Samba 2/Vibrant Soundbridge est composé d’un processeur externe associé à un implant sous-cutané, ancré dans l’os en arrière et au-dessus du pavillon de l’oreille.

    Cet implant est prolongé par un second élément fixé à la chaîne ossiculaire de l’oreille moyenne, assurant la transmission des vibrations à la cochlée.

  • L’implant cochléaire

    Comme par exemple les modèles Nucleus 8 et Kanso de la marque Cochlear, Rondo et Sonnet de la marque MED-EL, Naída CI Marvel de la marque Advanced Bionics et Neuro 2 de la marque Oticon Medical.

    C'est un dispositif auditif composé d’un processeur externe avec microphone qui capte les sons et les transmet à un implant sous-cutané. Cet implant interne agit à la fois comme récepteur et stimulateur : il reçoit les signaux envoyés par le processeur externe, puis les convertit en impulsions électriques transmises par plusieurs électrodes insérées dans la cochlée (oreille interne), afin de stimuler directement le nerf auditif.

Comment fonctionne un implant auditif ?

Le traitement électronique du signal peut varier selon les composants et le modèle choisi

Quel que soit le type d’implant auditif, un processeur numérique externe capte le son extérieur et le transmet à la cochlée, organe sensoriel dans l’oreille interne, soit par vibration osseuse (systèmes/implants à conduction osseuse, et implants d’oreille moyenne) soit par stimulation électrique (implants cochléaires).

  • Qu’il s’agisse d’un système ou d’un implant à conduction osseuse, un processeur externe capte le son, et après traitement l’amplifie si nécessaire, avant de le transformer en vibrations mécaniques. Celles-ci sont transmises à la mastoïde, l’os situé derrière l’oreille, par différents dispositifs : un bandeau ou un serre-tête équipé d’une plaque rigide reposant sur l’os, un adhésif prenant appui sur la mastoïde, un pilier transcutané ancré chirurgicalement dans l’os (systèmes à conduction osseuse), ou encore un implant sous-cutané positionné chirurgicalement au-dessus et en arrière du pavillon de l’oreille (implants à conduction osseuse). Les vibrations mécaniques se propagent jusqu’aux os entourant l’oreille interne, stimulant ainsi la cochlée. Celle-ci convertit les vibrations en signaux électriques, qui sont transmis au cerveau via le nerf auditif (ou nerf cochléaire).
  • Un implant d’oreille moyenne se compose d’un processeur externe qui capte les sons, les traite, les amplifie si nécessaire, puis les transmet par induction à une partie interne. Le processeur externe est positionné au-dessus du pavillon de l’oreille, légèrement en arrière, et maintenu en place par un système d’aimantation relié à l’implant sous-cutané. L’implant interne transforme l’information reçue de la partie externe et met en vibration un transducteur métallique fixé sur l’un des osselets de l’oreille moyenne. Ses vibrations sont transmises à la cochlée, qui les convertit en signaux nerveux, eux-mêmes acheminés au cerveau via le nerf auditif.
  • Pour l’implant cochléaire, le processeur externe capte les sons, les traite, puis les convertit en signaux numériques. Ceux-ci sont transmis par induction à une partie interne, positionnée sous la peau au-dessus et légèrement en arrière du pavillon de l’oreille. L’implant transforme les signaux numériques en signal électrique, qui est ensuite délivré au nerf auditif sous forme de stimulation électrique, par des électrodes insérées dans la cochlée. À leurs tours, ces signaux nerveux sont transmis au cerveau pour être analysés.

Qui peut bénéficier d’un implant auditif ?

Les systèmes à conduction osseuse, les implants auditifs à conduction osseuse et les implants d’oreille moyenne sont destinés principalement aux adultes et enfants, présentant une surdité de transmission ou une surdité mixte (surdité de transmission associée à une surdité de perception) ; surdités légères à surdités sévères.

Chez l’enfant, l’indication d’un de ces implants auditifs dépend de l’âge et.ou de l’épaisseur de l’os, qui doivent permettre la pose sécurisée de l’implant. Ces implants sont indiqués pour des patients présentant des anomalies ou des atteintes de l’oreille externe et.ou moyenne, telles qu’une perforation tympanique persistante, une absence de conduit auditif, une atteinte de la chaîne des osselets, des infections chroniques de l’oreille moyenne, des cholestéatomes récidivants, etc. Ces implants permettent aux bénéficiaires de contourner les zones défaillantes qui entravent le passage du son et de stimuler directement la cochlée.

Un implant cochléaire est indiqué lorsque la perte d’audition, sévère à profonde, ne peut plus être compensée par des appareils auditifs conventionnels. Il s’adresse aux patients de tout âge (enfants sourds comme adultes) atteints d’une surdité neurosensorielle bilatérale sévère à profonde ou d’une atteinte monaurale sévère à profonde associée à un acouphène invalidant. Les enfants nés sourds peuvent recevoir un implant dès les premiers mois de vie, l’implantation étant souvent recommandée avant l’âge de 2 ans pour favoriser le développement du langage.

Chez l’adulte, l’implant est prescrit après une surdité acquise, liée à une infection, un traumatisme sonore, une maladie de l’oreille interne ou une presbyacousie évoluée, lorsque les aides auditives ne permettent plus une audition suffisante.

Quelle est la procédure pour bénéficier d’un implant auditif ?

Systèmes à conduction osseuse et implants d’oreille moyenne

La démarche débute par une consultation médicale ORL, au cours de laquelle un bilan auditif et médical complet est réalisé (audiométrie tonale et vocale, examens de l’oreille, imagerie, etc.).

Pour les systèmes et implants à conduction osseuse, ainsi que pour les implants d’oreille moyenne, le médecin ORL prescrit généralement un essai préalable. Celui-ci est réalisé chez un audioprothésiste à l’aide d’un dispositif temporaire porté sur un bandeau ou un serre-tête spécifique (SoundArc de la marque Cochlear), sans chirurgie. Bien que cet essai ne reproduise pas totalement les résultats définitifs, il permet d’évaluer le bénéfice auditif et de confirmer l’indication avant l’implantation. Si le système provisoire donne des résultats satisfaisants, ceux du dispositif définitif seront au moins équivalents, voire meilleurs.

Lorsque les résultats sont jugés concluants, l’audioprothésiste transmet un compte rendu au médecin ORL pour validation. Dans de nombreux cas, il est possible pour le patient de porter le processeur sans chirurgie, en conservant l’usage du bandeau ou du serre-tête. Dans le cas contraire, une intervention chirurgicale peut être programmée afin de poser un pilier percutané ou un implant auditif sous-cutané.

Une phase de cicatrisation d’environ un mois est ensuite nécessaire avant l’adaptation et les réglages du système définitif par l’audioprothésiste. Toutes ces étapes, essai, réglages et suivi, peuvent être réalisées dans vos établissements Alliance Audition.

Implant cochléaire

Le parcours pour bénéficier d’un implant cochléaire commence obligatoirement par l’utilisation d’un appareillage auditif conventionnel.

Un bilan pré-implantation complet est ensuite réalisé, incluant des tests auditifs supplémentaires, un scanner ou une IRM, un bilan de l’équilibre, ainsi que des consultations avec un orthophoniste et un psychologue. L’objectif est de confirmer que l’aide auditive n’est plus suffisante et que l’implantation est réalisable, en tenant compte des résultats des tests, de la motivation du patient et de critères médicaux.

Contrairement aux implants à conduction osseuse ou d’oreille moyenne, l’implant cochléaire ne peut pas être testé avant la chirurgie. Il est donc essentiel de bien cadrer les attentes, de définir clairement les résultats attendus ainsi que leurs limites et de bien expliquer la procédure d’implantation (anesthésie, risques, déroulement, suivi post-opératoire).

Si l’indication est confirmée, le patient est orienté vers un centre spécialisé (généralement hospitalier) et l’opération chirurgicale est programmée. Après la chirurgie, une période de cicatrisation d’environ quatre semaines est nécessaire. La livraison et le réglage du processeur, connecté à l’implant interne, sont réalisés par un régleur d’implant cochléaire qualifié.

Plusieurs séances de réglages et d’entraînement auditif, réalisées en collaboration avec un orthophoniste, sont nécessaires pour permettre au cerveau de s’adapter aux nouvelles stimulations auditives. La plupart des patients atteignent leurs résultats optimaux au bout d’un an. Par la suite, des contrôles annuels avec l’ORL, le régleur d’implant cochléaire et l’orthophoniste du centre spécialisé sont programmés afin d’optimiser le traitement du signal du processeur, de vérifier la stabilité des résultats et de s’assurer de l’intégrité de l’implant auditif.

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Comment choisir son implant auditif ?

Pour le choix de l’implant auditif, il est nécessaire de consulter le médecin ORL en concertation avec, le cas échéant, l’équipe médicale spécialisée, en tenant compte de la nature de la perte auditive, des critères médicaux et de l’anatomie de l’oreille.

Les dispositifs à conduction osseuse sont indiqués pour les surdités de transmission ou mixtes ainsi que pour les cophoses unilatérales, l’implant d’oreille moyenne dans certains cas spécifiques de surdité légère à sévère, tandis que l’implant cochléaire est privilégié pour les surdités neurosensorielles profondes bilatérales lorsque les aides auditives ne suffisent pas.

Votre audioprothésiste Alliance Audition pourra vous expliquer les différences entre ces solutions et vous aider à conforter votre choix vers le type d’implant le mieux adapté à votre condition. Selon le dispositif auditif choisi, il vous accompagne dans le choix et l’adaptation du processeur externe, ainsi que dans le suivi pour assurer son bon fonctionnement.

Pour les implants cochléaires, les audioprothésistes n’interviennent pas sur les réglages internes de l’implant, mais nous pouvons parfois proposer une aide auditive sur l’oreille opposée et vous guider vers le meilleur choix dans ce cas.

Quel est le coût d’un implant auditif ?

Le prix d’un implant cochléaire et des autres systèmes d’implants est nul pour le patient

Les implants auditifs, qu’ils soient cochléaires, à conduction osseuse ou d’oreille moyenne, sont des dispositifs médicaux implantables remboursés par l’Assurance Maladie lorsqu’ils sont prescrits selon les indications médicales reconnues. 

Coût des systèmes à conduction osseuse et implants d’oreille moyenne

Par exemple, les systèmes et implants à conduction osseuse et les implants d’oreille moyenne sont généralement remboursés à 100 % sur prescription, sous réserve du respect des critères d’éligibilité, leur coût étant d’environ 2000 à 3000 €. Un faible reste à charge peut subsister pour le matériel externe ou certains frais annexes, mais il est habituellement pris en charge par une complémentaire santé, et reste limité.

Coût de l’implant cochléaire

De même, le coût matériel d’un implant cochléaire est d’environ 22000 € par oreille. Depuis 2009, l’implant et l’intervention chirurgicale, ainsi que le suivi post-opératoire, sont intégralement pris en charge par la Sécurité sociale.

En définitive, l’implantation cochléaire, osseuse ou d’oreille moyenne n’entraîne aucun coût pour le patient en dehors des frais courants tels que les accessoires et consommables : le remboursement de ces dispositifs et de l’ensemble des services suivi est assuré par la Sécurité sociale.

Quels sont les risques associés à une implantation?

Les implants et systèmes à conduction osseuse ainsi que les implants cochléaires sont des interventions chirurgicales sûres, mais comme toute chirurgie, elles comportent certains risques et effets secondaires, qui restent en général rares.

Pour les systèmes et implants à conduction osseuse, le risque principal est local. Pour les systèmes à pilier percutané, une infection peut survenir si l’hygiène n’est pas rigoureuse. Les implants sous-cutanés aimantés présentent, quant à eux, un faible taux de complications.

L’implant d’oreille moyenne nécessite une chirurgie de l’oreille moyenne et comporte les risques habituels de ce type d’intervention, tels que la lésion d’un osselet, l’atteinte du nerf facial ou la persistance d’une surdité résiduelle. 

Pour l’implant cochléaire, les complications possibles incluent principalement une infection de la cicatrice, une réaction à l’implant (rejet) ou, très rarement, une méningite post-opératoire. Un dysfonctionnement de l’implant ou la nécessité d’une reprise chirurgicale restent exceptionnels. Enfin, il convient de préciser que, dans certains cas, l’intervention chirurgicale peut entraîner la perte de l’audition résiduelle. Cela signifie qu’en l’absence de l’implant cochléaire, vous n’entendrez plus. Rassurez-vous toutefois : des solutions existent pour adapter votre environnement et vous permettre de bénéficier de systèmes d’alerte adaptés.

En résumé, bien que des complications puissent survenir, comme un hématome, un vertige transitoire ou des acouphènes temporaires, elles restent rares sous suivi médical. Le bilan pré-opératoire est réalisé pour minimiser ces risques. Votre chirurgien ORL, l’équipe médicale spécialisée et votre audioprothésiste vous informeront des précautions à prendre et suivront attentivement la guérison et l’évolution après l’implantation afin de garantir le meilleur résultat possible.

  • main ouverte représentant les précautions à connaître avant la pose d'un implant auditif

Foire aux questions

Questions fréquemment posées

Comment vivre avec un implant cochléaire?

L’implant cochléaire est un partenaire permanent. Avec, on vit normalement, mais certaines précautions sont nécessaires. Il faut enlever le processeur externe pour passer des examens radiologiques (IRM, scanner, etc.) et prendre des précautions pour la partie interne, et le protéger lors de douches ou d’activités sportives pour éviter les chocs et l’humidité. Le Bluetooth de l’implant doit être désactivé en avion au décollage/atterrissage.

Lors de sa première mise en place, on suit pendant environ 1 an, un programme de rééducation auditive (orthophonie) intensif pour apprendre à reconnaître les nouveaux sons. Par la suite, il est important d’observer un suivi régulier auprès de l’équipe spécialisée. Avec le temps, la plupart des personnes bénéficiant de l’implant cochléaire obtiennent une nette amélioration de la compréhension de la parole et retrouvent confiance dans la communication.

Quelle différence entre un implant cochléaire et un appareil auditif conventionnel ?

L’implant cochléaire ne se limite pas à amplifier le son comme une aide auditive ; il remplace ou complète la fonction de l’oreille interne en transformant l’information sonore en impulsions électriques directement transmises au nerf auditif. Il est indiqué lorsque la cochlée est trop endommagée pour exploiter efficacement le son, rendant les aides auditives conventionnelles inefficaces. En contournant la cochlée, l’implant permet de restaurer la perception sonore et de comprendre la parole.

L’implantation est-elle prise en charge par la Sécurité sociale ?

L’implant cochléaire et les dispositifs à conduction osseuse, qu’il s’agisse des processeurs ou de l’intervention chirurgicale, font partie des dispositifs médicaux remboursés à 100 %, sous réserve du respect des critères d’indication définis. Le bilan pré-implantation, la pose de l’implant et le suivi post-opératoire sont pris en charge par l’Assurance Maladie, de même que l’entretien et le remplacement du processeur, dans les limites prévues par la garantie.

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